Une nouvelle protéine pour soigner la cécité

Des pathologies telles que la DMLA ou la rétinopathie du prématuré sont caractérisées par une atteinte chronique de la rétine. Ce sont des maladies vasoprolifératives (se propageant dans les vaisseaux de la cellule concernée) provoquées par une croissance anormale des vaisseaux sanguins dans la rétine.

Ce processus met en jeu plusieurs protéines nécessaires au développement des vaisseaux. L’action du VEGF est en particulier déterminante dans ce trouble oculaire.

VEGF signifie  « facteur de croissance de l’endothélium vasculaire » (en anglais Vascular endothelial growth factor).

Il s’agit d’une protéine dont le rôle est de déclencher la formation de nouveaux vaisseaux sanguins (angiogenèse).

Une équipe de scientifiques dirigée par Alain Chédotal (directeur de recherche à l’école des neurosciences de Paris et à l’INSERM) s’est intéressée à l’identification de VEGF. Ils se sont particulièrement penchés sur le cas de la protéine Slit2.

Pour valider le fait que ce facteur pourrait avoir un rôle dans la vascularisation anormale observée dans les maladies vasoprolifératives oculaires, les scientifiques ont inactivé Slit2 dans un modèle de souris.

Ils ont alors observé que la croissance des vaisseaux rétiniens était réduites mais que cela ne déstabilisait le réseau sanguin d’origine. Ils ont ainsi démontré que Slit2 est nécessaire à l’angiogénèse dans la rétine.

Par ailleurs, ils ont découvert en l’absence de cette protéine, l’action du VEGF se trouvait réduite.

« Le contrôle de Slit2 bloquerait le développement anarchique des vaisseaux dans les pathologies oculaires » explique Alain Chédotal.


L’équipe a donc reproduit ces tests dans un modèle animal de rétinopathie du prématuré.

 

Ces travaux suggèrent que les thérapies ciblant la protéine Slit2 et ses récepteurs Robo1 et Robo2 pourraient être bénéfiques pour les patients atteints d’une maladie oculaire vasoproliférative.

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